Sommaire
1 – Rappel axiologiques et méthodologiques
2 – La phase expérimentale
3 – La formation des JAC.
4 – Les activités des JAC.
5 – Les résultats
Ceci est un rapport relatif au projet retenu par le Ministère de la jeunesse et des sports pour l’année 2008 et qui a
constitué l’essentiel de notre activité.
La Caravane de la Mère et de
l’Enfant, fondée sur l’action conjointe des mères, des enfants et des jeunes d’une même commune, se présentait
comme une succession d’étapes choisies selon des critères déterminés.
Cependant, le choix méthodologique d’une phase expérimentale devant se dérouler dans la commune de Oued Djer (Wilaya de
Blida), en a infléchi le cours et lui a donné un relief et une densité humaine, que seules les réalités du terrain pouvaient lui conférer.
La formation de jeunes animateurs communaux, choisis parmi les jeunes vivant effectivement au sein de la commune, apparut
très vite comme la clé de voûte du projet.
De plus, la Nouvelle Politique Nationale de la Jeunesse et le plan d’urgence décidé au cours du séminaire Walis
gouvernement–Octobre 2007 – nous offrait la possibilité de présenter au Wali de Blida, une proposition de recrutement des 30 jeunes animateurs, pour assurer au projet la durabilité qu’il visait
mais dont il ne possédait pas les moyens.
La décision prise par le Wali représenta un tournant décisif pour le projet. Mais elle ne fut pas suivie de l’effet
escompté. D’où des contrecoups démobilisateurs, pour ne pas dire plus.
Toutefois, cela n’a pas empêché la caravane de poursuivre sa route.
Rapport relatif à la Caravane de la Mère et de l’Enfant.
A la fin de l’année 2007 le Ministère de la jeunesse et des sports approuvait le projet que nous lui
présentions : la Caravane de la Mère et de l’Enfant(CME).
La CME ne
visait rien moins que de créer entre les trois segments les plus vulnérables et fragiles de la société algérienne : l’enfant, la femme et les jeunes, des liens capables de générer les
conditions favorable aux transformations portées et espérées par la société.
De quelques rappels axiologiques et méthodologiques
Il s’adressait en toute priorité aux régions dites déshéritées.
L’objectif étant de créer les conditions psychologiques propres à les sortir de leur isolement économique,
social et culturel, en leur offrant ainsi les possibilités humaines de se prendre en charge de manière pleinement responsable.
Dispositif nomade, la caravane se voulait aussi le lien vivant entre pouvoirs publics, élus locaux et
organisations de la société civile, pour que du changement advienne au sein de la société algérienne, laminée par prés de quinze années de terrorisme et d’insécurité.
Ce fut essentiellement le prétexte pour la formation de jeunes animateurs du développement social et
culturel, sans lesquels la caravane ne serait qu’un projet alibi, n’ayant d’autre justification, que de s’être tenu l’espace de quelques journées d’animation aux lendemains
hypothétiques.
Or, le projet est fondé sur la volonté de s’installer dans la durée et de permettre à une animation
chevillée aux réalités de la vie de tous les jours de répondre à quelques préoccupations des citoyennes et citoyens.
Ceci ne peut intervenir que si des jeunes, filles et garçons, choisis au sein de leur milieu de vie, sont
formés, perfectionnés et constamment suivis, afin que des changements significatifs se produisent et prolongent l’action de sensibilisation et de conscientisation provoquée par le passage de la
Caravane.
Celle-ci peut être ainsi perçue non seulement comme dispositif de défense et de promotion des droits de la
mère et de l’enfant, mais également comme l’un des socles, parmi tant d’autres bien sûr, de la Nouvelle Politique de la Jeunesse impulsée par le Président de la république lors du séminaire
organisé à cet effet du 21 au 23 Octobre 2007.
1 – LA PHASE EXPERIMENTALE
Déroulement
Au cours d’une réunion tenue début novembre 2007 avec les membres de la section Anadde de Blida, nous avons
choisi comme champ expérimental la commune de Oued Djer (wilaya de Blida) parce il nous paraissait indispensable d’examiner le comportement de notre projet au contact du réel.
Nous nous sommes rendus sur les lieux le 26 novembre 2007, après avoir défini les grandes lignes de notre
stratégie fondée sur le principe de la pleine implication de tous les acteurs, notre mode d’organisation et procédé à la répartition des taches.
Les contacts
Nous avons rendu visite aux autorités de la commune avant les élections communales de novembre 2007 pour
les informer de la teneur de notre projet.
Avec l’aide du Directeur de la Maison de jeunes de Oued Djer nous avons pris contact avec les jeunes et
débattu avec eux de la CME, de ses visées et de ses implications pour eux et leur commune.
Nous avons rencontré parmi eux, compréhension, disponibilité mais aussi beaucoup d’interrogations nourries
par leur vécu difficile, pour la plupart - pour ne pas dire quasiment tous - chômeurs. Cela nous a permis de prendre conscience des limites de notre projet s’il venait à être cantonné à
l’organisation d’une suite d’étapes, n’ayant d’autre lien entre elles que la volonté de défendre et promouvoir droits de la mère et de l’enfant.
Rencontre avec la population de Oued Djer
Le jeudi 6 mars 2008, nous avons organisé, à la Maison de Jeunes de Oued Djer, une rencontre avec la
population pour expliquer et faire comprendre le projet. Nous ne voulions pas que les citoyens de la commune s’interrogent sans être informés et surtout sans pouvoir donner leurs avis.
L’essentiel était de justifier notre demande de participation des habitants à la réalisation d’un projet qui concernait les pères et mères de famille ainsi que leurs enfants.
« Il s’agit d’un projet de développement social et culturel intéressant tous les habitants de la
commune et il ne peut réussir sans votre contribution » leur avons nous dit en
résumé.
Ce qui fut réconfortant au plus haut point, est qu’une douzaine de mères de famille aient participé à la
rencontre – alors que les mœurs strictes de la commune ne pouvaient laisser en espérer autant - et, pour certaines, donné leurs points de vue :
« Hors de l’école nos enfants sont livrés à la rue, alors nous sommes pour ce projet et nous le
soutiendrons comme nous le pourrons », dira l’une d’elles.
Au fur et à mesure que nous avancions dans la préparation de la CME, nous nous rendions compte que le réel
donnait de plus en plus de consistance et de relief au projet théorique que nous avions élaboré. Et que tout le temps passé en allers et retours fréquents entre Alger, Blida et Oued Djer, loin
d’être du temps perdu était, au contraire, du temps utile, non seulement pour la commune de Oued Djer, mais aussi et surtout, pour toutes celles qui étaient inscrites à notre programme 2008.
C’était là le prix à payer pour une meilleure adaptation du projet aux réalités sociales, économiques et culturelles de la commune choisie. Notamment le programme de formation des Jeunes
Animateurs Communaux (JAC), devenu, par la force des réalités, la clé de voute de la CME.
Les objectifs du programme
Se voulant élément constitutif de la Politique Nationale de la Jeunesse, la formation des JAC visait les
objectifs suivants :
-
Poursuivre le travail de sensibilisation, de conscientisation et de mobilisation entamé par la caravane,
grâce à une animation sociale, culturelle et sportive durable.
-
Conférer aux jeunes, filles et garçons, une fonction d’utilité sociale les intégrant dans le corps social
et permettant de leur conférer un statut à la dimension de leur engagement et de leur travail.
-
Leur assurer la reconnaissance des citoyens et des pouvoirs publics au sein de la collectivité locale
qu’ils sont appelés à animer.
-
En faire les acteurs du changement social et culturel attendu.
-
Contribuer à la transformation des relations entre élus et citoyens, en jouant le rôle d’interface entre
la société et les pouvoirs publics par un développement de leurs capacités d’écoute et de transmission des attentes et problèmes soumis par les citoyens.
Le programme et les méthodes
Articulé en quatre parties complémentaires :
-
Un tronc commun
-
Techniques d’animation sociale
-
Techniques d’animation culturelle
-
Techniques d’animation sportive
Fonctions du JAC
Le JAC est appelé à remplir les fonctions suivantes :
-
Fonction d’animation, sociale, culturelle ou sportive au sein d’ateliers créés à cet effet, dans les structures institutionnelles de la
commune considérée( écoles, maison de jeunes, stades, salles omnisports, etc.)
-
Fonction d’observation, au même titre que les éducateurs spécialisés de la jeunesse dans le cadre des SOEMO qui ont disparu (contacts avec
les enfants, les jeunes et les mères, en vue de la détection de situations – problèmes, et d’aider à les résoudre, avant que les choses n’empirent.
-
Fonction de conduite et de suivi de projets : stimuler la création de projets, aider à leur conception et à leur réalisation avec le soutien de toutes les
structures de la wilaya comme Ansej, CIAJ et autres institutions destinées à l’encadrement de la jeunesse.
-
Fonction administrative : rédaction de rapports, tenue de statistiques, collectes d’informations relatives à la situation des enfants,
des jeunes et des mères ; tenues de réunions de coordination et d’évaluation.
Projet utopique ou réaliste ?
Le jeu en valait la chandelle, en cette période où, au plan social, les voyants du tableau de bord sont
alarmants. Le projet pouvait constituer le levier permettant de mettre en branle les forces du changement, responsable et citoyen, tant attendu. Et l’instauration de nouveaux rapports, faits de
confiance et de solidarité entre, les jeunes, les femmes, les enfants, les élus et les pouvoirs publics.
Il faut dire que l’accord du Wali de Blida pour le recrutement des 30 JAC – dont les dossiers furent déposé
au mois de mars à la DJS - représenta un tournant capital et décisif, pour le projet.
Il lui donnait une autre dimension en l’intégrant de fait dans la mise en œuvre immédiate de la nouvelle
PNJ. Un rapport fut fait en ce sens au Ministre de la Jeunesse et des Sports insistant sur la possibilité de généralisation de cette opération avec le concours des pouvoirs publics, pour le plus
grand bénéfice de nos jeunes.
Les activités après la décision du Wali de Blida.
Activités de formation
Le programme de formation théorique et pratique fut mis en ouvre dés le mois de février, en deux
étapes :
la première, théorique, à Oued Djer même, du fait que les parents étaient réticents pour laisser leurs filles se rendre en stage au Camp de
jeunes de Sidi Ferruch. Ce qui nous contraignit, pour gagner leur confiance, à effectuer, tous les jours, durant une semaine des allers et retours entre Alger et Oued Djer.
La seconde pratique, au Camp de jeunes de Sidi Ferruch, centré sur les techniques d’animation et l’appropriation de savoirs faire en
matière d’organisation.
Tant au niveau de la première que de la seconde partie, c’est l’esprit de créativité, de responsabilité et
de participation concrète à la vie du stage qui prédominèrent, pour conférer au groupe la cohésion qui lui manquait ; et que la vie quotidienne à Oued Djer ne pouvait lui donner.
De plus, pour compléter leur formation associative, nous avons organisé spécialement à leur intention, une
réunion du Bureau National élargi, afin qu’ils s’imprègnent des modalités de préparation d’une réunion de bureau d’association et surtout, de son mode de déroulement, des formes d’organisation de
la réflexion de groupe et des processus de prise de décision.
Les activités de connaissance du milieu
Nous leur avons fait percevoir la distinction entre la connaissance intuitive et spontanée du milieu et la
connaissance dite « méthodique », autrement plus élaborée et objective.
C’est ainsi que selon la configuration de Oued Djer – trois pôles dont nous avons parlé plus haut -
chaque groupe devait établir la monographie de l’espace au sein duquel il résidait, pour en faire émerger les éléments les plus pertinents et les plus significatifs, au plan éducatif, culturel,
social, économique etc.
C’est sur cette base que des programmes d’activités ont été élaborés puis mis en œuvre.
Les activités d’organisation
Après les premiers contacts et la consolidation du groupe, il fut décidé de se constituer en association.
Une assemblée générale constitutive fut préparée et organisée, un bureau fut élu et un programme d’action, arrêté par pôle géographique et pour l’ensemble de la commune.
Des ateliers d’animation culturelle et sportive furent présentés et ouverts aux enfants à la maison de
jeunes, et nous commencions à enregistrer les premières adhésions d’enfants dont le sujet de conversation préféré – tout autant que les adultes - était de parler de la jem’îya,
« l’association » ! Comme généralement il ne se passe pas grand-chose à Oued Djer, la création d’une association de jeunes et d’enfants, était un véritable événement.
Les jeunes filles proposèrent la création d’un club pour les femmes « Nadi En’Nissa »,
comprenant plusieurs ateliers : alphabétisation d’abord, puis ateliers coopératifs, en couture, coiffure, aide aux enfants en retard scolaire, etc.
Une effervescence qui redonna espoir à d’anciens animateurs, marginalisés et démobilisés qui vinrent nous
prêter main forte.
Les activités d’animation
Après quelques opérations au sein de chaque pôle, à titre de test, le programme général se mit en
route.
Le 16 avril, « Youm el Ilm », fut leur première grande opération. Menée avec les enseignants et
élèves du CEM de Oued Djer, elle draina beaucoup de parents d’élèves, curieux de voir ce que la jamîya allait leur proposer.
Les ateliers se mirent à fonctionner régulièrement. Bientôt ils ne purent accueillir tous les enfants qui
se pressaient à l’inscription.
A l’occasion du 01 mai 2008, les dirigeants d’une association de Blida, les invitèrent à une excursion à
Chréa. Plus de 120 enfants de Oued Djer y participèrent. Quelle joie pour eux de sortir de leur enfermement et de leur isolement !
Dans le domaine de la communication, et pour intéresser les cadres du MJS à l’opération, nous sommes
intervenus à l’occasion d’un regroupement des responsables des points d’information, nous avons présenté la CME. Certains d’entre eux ne manquèrent pas de venir nous prêter main forte à
l’occasion des opérations de formation, surtout dans le domaine de l’animation sportive.
L’animation d’une grande manifestation comme la Fête de l’Enfance compléta la formation des jeunes de Oued
Djer. Nous donnerons plus lin les résultats de cette action.
Ce simple épisode représente aux yeux de plusieurs d’entre nous un indicateur très fort du résultat de
l’action que nous avons menée durant le premier semestre de l’année 2008.
Il nous conforte dans notre appréciation que la CME est un projet à résonance éducative certaine qui
gagnerait à être soutenue et généralisée par les pouvoirs publics, dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle PNJ.
De manière globale, les résultats que nous attendions, se situaient dans les sphères sociales et
culturelles. Cependant, chemin faisant, et au travers du dialogue qui s’était instauré entre les jeunes et les responsables de l’APC de Oued Djer, qu’au plan économique et de la citoyenneté, il
était possible d’envisager des retombées certaines. Tout ceci pour dessiner les contours d’un développement global de la commune, fondé sur l’écoute mutuelle et la solidarité, l’échange
démocratique et la coordination des efforts, ainsi que des compétences, sans lesquels rien de durable ne peut se construire.
Cela s’est concrétisé par :
-
Formation d’une trentaine de jeunes animatrices et de jeunes animateurs sociaux, par commune retenue.
Pour le moment Blida, Boumerdes et Bouira sont concernés. Bordj Bou Arreridj, El Oued, Tiaret, Alger, Oran et Sougueur vont suivre. Processus capable d’entraîner un effet boule de neige au sein
de chaque wilaya, si les résultats sont probants et soutenus par tous ; notamment par les autorités de la wilaya.
-
Animation culturelle, sportive et sociale pour les enfants, les mères et les jeunes d’une commune
déshéritée. Ce n’est pas le nombre qui sera important ; mais le nouvel état d’esprit qui régnera au sein d’une commune, le nouveau climat psychologique et social, porteur d’espoir au
travers de la participation de tous à un projet commun. Notamment des jeunes qui auront trouvé les raisons valables d’un investissement durable dans leur commune natale, au lieu de penser à
d’éventuelles hargas ou autres modes de fuite.
-
Changements dans les rapports sociaux, entre les jeunes et les anciennes générations, entre les hommes et
les femmes, entre les jeunes et les enfants,
-
Changements des relations entre les citoyens, les pouvoirs locaux, les élus et les
administrateurs.
-
Transformations dans les représentations et le système de valeurs avec un souffle nouveau donné à la
solidarité, l’une des valeurs socles de la société algérienne.
-
Instauration, encouragement et dynamisation des comportements et pratiques comme l’esprit de
responsabilité et d’initiative au service de l’intérêt général et de l’intérêt public,
-
Valorisation des acteurs : jeunes et anciens réalisateurs, devenus figures de proue pour la société,
de telle sorte qu’ils deviennent des modèles sociaux impliqués dans le projet et capables de développer une énergie d’entraînement pour le reste de la communauté.
-
Enracinement social de l’idée de projet commun de développement où chacun aura la place qui lui revient
et lui convient ; avec le lancement de projets économiques et sociaux, création d’associations à caractère social, culturel ou sportif ou de réseaux associatifs.
-
Possibilité - si tous les moyens d’une commune ou d’une wilaya sont mobilisés – de production de moyens
didactiques et pédagogiques utilisables par l’ensemble de la communauté sous des formes diverses : télévision communautaire, multimédia et cinéma.
Volte face inexpliquée de la Wilaya de Blida
Nous avons reconnu plus haut que la décision prise par le wali de Blida pour le recrutement des 30 jeunes
JAC constituait un tournant déterminant dans la courte histoire de notre projet.
Aujourd’hui, il est possible d’affirmer que sa volte face inexpliquée - puisqu’à partir du mois de mars
nous ne parvenions plus à contacter quelque responsable que ce soit - porta un coup fatal au projet. Après quatre mois de travail, les jeunes de Oued Djer, ne voyant rien venir du côté de la
wilaya, se sont totalement démobilisés.
C’est au cours d’une réunion tenue avec eux fin juin que la plupart ont déclaré qu’ils ne se sentaient plus
concernés par le projet. Un petit groupe de volontaires a tenu à promettre la poursuite du projet.
Alors que l’Etat cherchait à convaincre les jeunes, par la conception et la réalisation d’une
nouvelle politique de la jeunesse, nul ne parviendra à persuader ceux de Oued Djer de la crédibilité de cette action, après la terrible désillusion qu’ils ont vécu.
Oued Djer constitua un parti pris expérimental qui nous livra de multiples leçons.
Positives et/ou négatives nous nous en sommes servis pour les autres wilayates programmées.
Célébration de la Fête nationale de l’enfance
Prés de 150 participants à l’une des actions les plus réussies de notre année 2008. Ce fut un projet
national quant à la participation - puisque toutes les sections y ont participé avec leurs groupes d’enfants – mais il fut local pour ce qui est de l’organisation, confiée aux jeunes de Oued
Djer. Une sorte d’épreuve du feu après leur formation et leurs sorties sur le terrain. Le pari fut réussi : de l’accueil des délégations invitées jusqu’à la veillée finale atour d’un grand
feu de camp improvisé, passant par l’organisation de l’assemblée générale des enfants et de leurs propositions au cours de laquelle fut proposée par le jeune Missoum de Tiaret et approuvée à
l’unanimité, le nettoyage du Camp, transformé en une véritable poubelle après le passage, durant deux jours, des établissements de la wilaya d’Alger. Une action citoyenne qui ne s’apprend pas ni
dans le livres ni à l’ombre d’une salle de classe.
Tous ensemble ; que l’on vienne de Sougueur, Tiaret, Skikda, Raffour, Mechedalla, Chorfa, Blida, Oued
Djer, Kedara ou Boumerdes, pour se découvrir, se connaître, échanger et agir ensemble pour le bien public et celui de la communauté au sein de laquelle on a vécu durant trois jours.
Réunion du Bureau National
Nous avons convoqué au mois d’août 2008 une réunion du BN pour tirer les conséquences de tout notre action.
Elle ne fut peu suivie par les membres du Bureau.
Le Cr de cette réunion a été diffusé en temps utile.
Autant dire que les décisions qui y furent prises ont été rarement suivies d’effet.
Est-ce que le coup d’arrêt provoqué par la wilaya de Blida y est pour quelque chose ? Il est
indéniable que l’on peut répondre par l’affirmative à cette interrogation sans grand risque de se tromper.
Oued Djer Suites
Nous n’avons cessé d’intervenir auprès des autorités concernées pour obtenir gain de cause du fait que les
jeunes de Oued Djer avaient travaillé pendant quatre mois. Nous avons rédigé une lettre ouverte au Président de la République qui suscita l’intérêt du Président du CNES.
Par ailleurs, les multiples contacts que nous eûmes avec le Ministère de la jeunesse et des sports ainsi
qu’avec le Président du Conseil Economique et Social aboutirent au fait qu’en septembre et octobre le wali de Blida nous laissa espérer une issue heureuse à notre problème. Une réunion avec
le Chef de cabinet du Wali parvint à la définition des termes de la résolution du ^problème.
Les trois conclusions essentielles de cette rencontre figurent au CR qui nous avons diffusé. Le Wali
contacté téléphoniquement par téléphone nous a affirmé que le texte serait « appliqué à la lettre ».
Nous avons assisté à une réunion avec le Ministre de la Formation Professionnelle et exposé notre cas, au
cours du débat. Le Wali réaffirma publiquement que la situation serait réglée. Mais rien n’intervint à ce jour.
Création d’une section dans la wilaya de Souk Ahras
Au mois de novembre nous nous sommes rendus à Souk Ahras pour y créer une section de wilaya. Ses
représentants sont aujourd’hui parmi nous.
Visite d’une cellule de suivi du MJS
Le 26.01.09 nous avons reçu Mlle Ali Nadia et M. Ladjali M’Hammed.
Le but de cette rencontre était de faire le point de l’état d’avancement du projet tant au plan des actions
que du financement. Nous ne connaissons pas les résultats de cette investigation.
Si Mohamed Baghdadi
Président de l’Anadde
10.02.09